La Fondation Jasmin Roy, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur et le Réseau des donateurs pour la paix, présentent :

Les Grandes Rencontres :
vers un climat scolaire positif et bienveillant

Pour prévenir et traiter la violence, il faut une volonté ferme et une mobilisation constante de tous. Dans le respect des rôles et responsabilités de chacun, nous devons nous engager à agir concrètement pour assurer un climat scolaire positif, bienveillant et sécuritaire.

Le projet des Grandes rencontres, mis sur pied par la Fondation Jasmin Roy, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur et le Réseau des donateurs pour la paix, rassemble de nombreux partenaires du réseau de l’éducation et des organismes qui s’impliquent de diverses manières dans l’instauration d’un climat scolaire positif et bienveillant, notamment PREVNet et la Chaire de recherche sur la sécurité et la violence en milieu éducatif de l’Université Laval. Ces organismes et partenaires, qui se dévouent pour la prévention et le traitement de la violence et de l’intimidation, offrent ensemble de la formation aux intervenants du réseau scolaire.

« Au cours des dernières années, nous avons vu naître une mobilisation sans précédent pour prévenir et traiter l’intimidation et la violence, notamment pour favoriser un climat scolaire positif et bienveillant. Même si nos efforts portent leurs fruits, Il nous faut continuer à inculquer le respect, le civisme et l’acceptation de la différence non seulement dans le milieu scolaire, mais aussi dans toute la société. Je salue les initiatives et l’engagement des différents partenaires, dont la Fondation Jasmin Roy, à cet égard », a fait savoir le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, M. Sébastien Proulx.

« Les Grandes rencontres concrétisent une des mesures phares du Plan d’action concerté pour prévenir et contrer l’intimidation 2015-2018, Ensemble contre l’intimidation, une responsabilité partagée. Porté par 16 ministères et organismes gouvernementaux, en collaboration avec une multitude de partenaires, ce plan d’action constitue un vaste chantier qui vise à mobiliser la population, les communautés et les organisations dans le but de créer des milieux inclusifs, bienveillants et sécuritaires pour les personnes de tous âges », a précisé la ministre responsable des Aînés et de la Lutte contre l’intimidation, Mme Francine Charbonneau.

La Chaire de recherche sur la sécurité et la violence en milieu éducatif de l’Université Laval, dans le cadre de l’Enquête nationale sur la violence à l’école au Québec, a révélé, en avril dernier, les résultats de sa deuxième collecte de données. Rappelons que la première enquête s’est déroulée en 2013 et la seconde en 2015, et ce, auprès de 74 écoles primaires et de 49 écoles secondaires. Si plusieurs données de l’équipe de Mme Claire Beaumont fournissent des indices d’amélioration du portrait de la situation dans les écoles québécoises, la formation initiale et la formation continue du personnel scolaire concernant la violence et l’intimidation demeurent toujours des enjeux importants.

Les Grandes rencontres, qui s’inscrivent dans cette préoccupation, fourniront une occasion de poursuivre la formation continue du personnel enseignant, des directions d’école et des intervenants des écoles du Québec par une tournée de rencontres d’une soirée et d’une journée s’étalant sur deux ans dans les dix-sept régions du Québec. Les journées de formation débuteront en 2016-2017 pour se terminer au printemps 2018.

La violence et l’intimidation découlent, entre autres, de problèmes relationnels, auxquels il faut apporter des réponses relationnelles, notamment au moyen d’interventions éducatives visant le développement des compétences prosociales. Pour miser sur le développement d’un climat scolaire positif, il faut choisir des interventions qui permettent à l’ensemble des jeunes d’apprendre à bien vivre ensemble, aux auteurs de gestes de violence ou d’intimidation de mieux combler leurs besoins, aux élèves ciblés par ces gestes de mieux s’affirmer et aux jeunes témoins de développer leur sentiment d’empathie envers l’autre. C’est ainsi qu’on construit une communauté bienveillante. Ces actions sont étroitement liées à la mission « Socialiser » de l’école québécoise.

De plus en plus de recherches révèlent que les compétences sociales et émotionnelles jouent un rôle essentiel dans le fait d’être un bon élève, de devenir un bon citoyen et de se faire une place dans le monde du travail. Ces études révèlent aussi que de nombreux comportements à risque (ex. : usage de drogues, violence, intimidation et décrochage) peuvent être évités ou que les risques peuvent en être réduits lorsqu’on vise le développement des compétences sociales et affectives des élèves de manière globale et à long terme. Les apprentissages sociaux et émotionnels visent l’acquisition d’habiletés et de compétences relationnelles qui prennent toute leur importance à l’école.

Rappelons enfin que les Grandes rencontres répondent à des préoccupations et à des besoins exprimés lors du Forum sur la lutte contre l’intimidation, tenu par le premier ministre le 2 octobre 2014, où il a notamment été demandé de soutenir et d’accompagner les milieux, et de faire connaître les bonnes pratiques. En faisant la promotion de saines relations, du respect d’autrui, de la responsabilité sociale et de l’exercice de la citoyenneté chez nos enfants et nos jeunes, nous pouvons réduire la violence et l’intimidation au Québec.

Les écoles primaires et secondaires des Premières Nations seront aussi invitées à prendre part aux Grandes rencontres dans le but d’échanger sur les bonnes pratiques à adopter, et pour bonifier les outils adaptés à leur réalité, qui leur permettent de prévenir les cas de violence et d’intimidation et d’intervenir lorsqu’ils se produisent.